On profite encore de Quito une matinée, pour monter au Rucu Pichincha, un volcan à 4696m accessible en rando depuis la ville en prenant un téléphérique.
Malheureusement le sommet est dans les nuages et on ne voit rien du tout...
On part l'après-midi en direction du Cotopaxi. On se dépêche un peu, parce qu'on veut passer deux jours dans le parc en évitant le weekend, pour être plus tranquilles. On arrive le lendemain dans le parc, sous la pluie. Mais le temps se lève petit à petit, et le Cotopaxi se dégage par morceau.
On peut faire un feu (heureusement parce qu'il fait pas chaud, on est à 3800m d'altitude !), et on voit même des étoiles!
Le lendemain on monte en stop au départ de la rando pour aller au refuge, puis on monte à pieds jusqu'à 5000m! On est encore dans les nuages, mais c'est la première fois qu'on est aussi hauts, et on ne sent pas du tout l'altitude, on est super contents!
On part ensuite en direction de la laguna du Quilotoa, un lac dans un cratère de volcan. On décide de passer par la campagne et de prendre la trans-ecuador, un trajet en pistes qui traverse le pays. C'est plus compliqué mais plus beau aussi, et l'avantage c'est qu'on peut camper plus facilement.
On n'avance pas vite sur cette portion, parce que Quentin a un rhume qui complexifie la respiration, et on fait connaissance avec les pistes en sable, dans lesquelles il est parfois absolument impossible de pédaler. Mais le bivouac à l'arrivée vaut toutes les difficulté : on trouve un coin au pied du cratère, et on a une super vue sur les montagnes avoisinantes.
On continue ensuite la trans-ecuador, qui nous emmène au village reculé d'Angamarca, où nous restons 2 nuits. Nous faisons la connaissance ici de Diana et du Padre Daniel, qui nous font découvrir l'église du village, avec un intérieur tout en bois et magnifiquement ouvragé, puis nous emmènent visiter l'école des artisans. Après un petite balade l'après-midi ou nous allons chasser des blocs pour essayer de grimper, nous les retrouvons le soir pour participer à la répétition de leur groupe de musique équatorienne et religieuse. C'était un beau moment de partage!
Par contre, Angamarca est dans une vallée où il semble y avoir très souvent du brouillard : nous sommes arrivés dans le brouillard et nous repartons dans le brouillard aussi. On monte en deux jours à un col à 4250m d'altitude, sous un brouillard permanent, dans le froid, avec des montées très raides et beaucoup de boue, c'est un des moments les plus difficile depuis le début du voyage.
Mais toutes les difficultés sont oubliées quand nous arrivons au pied du Chimborazo, le sommet le plus haut du pays, à 6263 m d'altitude (et le plus éloigné du monde du centre de la terre du fait du renflement de la terre à l'équateur). La météo ne nous fait pas de cadeaux, il y a de la grêle et de la pluie, mais le temps se lève petit à petit, et l'ambiance est fantastique. On à même droit à une mer de nuages et a un ciel dégagé le matin! Dans le parc naturel du Chimborazo, il y a aussi des Vigognes, une espèce de lama qui vit à 4000m d'altitude et qui sont protégés, on en voit beaucoup, ils sont très élégants.
On décide ensuite de retourner sur la panamericaine pour quelques kilomètres, ça nous fait plaisir de retrouver du bitume et de ne plus patauger dans la boue! Nous rencontrons alors Ricardo, un laitier qui nous héberge dans sa ferme et nous emmène faire la tournée du lait le matin, pour en faire du fromage ensuite. Nous partons donc avec sa voiture sur les pistes avoisinantes sa ferme pour récupérer le lait des vaches traites à la main par les familles des environs, qui possèdent une ou deux vaches. Les paysages sont encore très beaux, et nous sommes au cœur de la vie de la campagne équatorienne!
La panamericaine n'est pas très empruntée sur cette portion, et la route est vraiment belle! Nous arrivons ensuite à Ingapirca, le site archéologique le plus important d'Équateur, avec des ruines incas. C'est intéressant de commencer à entendre parler de cette culture que nous découvrirons on espère un peu plus au Pérou!
Nous suivons ensuite avec étonnement une piste qui est sur une ancienne voie ferrée : c'est plat et très roulant, et on a l'impression d'être sur une de nos voies vertes de France ! On oublie bien vite cette impression quand on se retrouve devant la piste coupée par un éboulement de terrain (facilement contournable)
Maintenant, on prend la direction du Pérou, qu'on devrait atteindre dans une dizaine de jours.
Milles Bravo les aventuriers velocipede, pas évident cette traversé de l'équateur. Ca me rappelle de bons souvenirs - le sommet du Cotopaxi mais idem pas de vue et la lagune de Quilotoa et des rencontres avec des gens simples et très chaleureux. Même dans les moments difficile vous gardez le sourire c'est super ! Vous avez l'air de bien profiter. Très bonne continuation et que la force soit avec vous ! 😘
Cc les Globes Trotters, vos photos et aventures font toujours autant rêver.... avec un bémol cependant : les montées infernales et interminables dans la boues et la pluie. Sachant que lorsque vous êtes dans le dur, vous ne savez pas comment ni dans combien de temps ça va se finir. Vous êtes de courageux Globes Trotters ! Et les récompenses à la hauteur de vos efforts. Bravo et bonne continuation 💪🌞😘😍. Ma.